Un guide pratique de la nutrition pour les personnes vivant avec le VIH/sida

2.3 Gérer les symptômes et les effets secondaires

Les symptômes et les effets secondaires sont fréquents chez les personnes vivant avec le VIH. Ils peuvent être causés par le VIH lui-même, les co-infections, les infections opportunistes ou la multithérapie. Il est important de discuter de tous vos symptômes avec votre médecin parce qu’ils pourraient dénoter un problème sous-jacent qui exige un traitement médical. N’oubliez pas non plus de signaler vos effets secondaires à votre équipe de soins—surtout les effets causés par vos médicaments anti-VIH—parce que la prise en charge des effets secondaires est importante pour le maintien de l’observance thérapeutique. De nombreuses choses peuvent vous aider. Dans cette section, nous proposons des stratégies alimentaires qui vous aideront à composer avec les symptômes et les effets secondaires les plus fréquents.

CATIE publie également Un guide pratique des effets secondaires des médicaments anti‑VIH. Vous le trouverez en ligne à l’adresse www.catie.ca ou composez le 1-800-263-1638 pour parler avec un éducateur en info-traitements.

La constipation

La constipation se produit lorsque les restes de la digestion traversent trop lentement le tractus intestinal. Cette lenteur incite le côlon à absorber trop d’eau, ce qui rend les selles difficiles à passer. Les personnes sous méthadone et celles qui se remettent d’une toxicomanie se plaignent souvent de constipation. La principale stratégie alimentaire pour combattre la constipation consiste à accélérer le transit intestinal en augmentant l’apport en fibres et en liquides et en faisant plus d’exercice.

Comprendre les fibres

Il existe deux sortes de fibres alimentaires, et chacune agit de manière différente dans les intestins. On trouve des fibres insolublesdans des aliments comme le son de blé, les grains entiers et la peau, les pépins et les graines des fruits et des légumes. Les fibres insolubles ne se dissolvent pas dans l’eau et amènent donc les aliments et les déchets à passer plus rapidement dans l’intestin. Les fibres insolubles offrent donc le meilleur traitement contre la constipation. Les fibres solubles, présentes dans le gruau et certains fruits, absorbent l’eau et gonflent. Ces fibres conviennent au traitement de la diarrhée, de l’hypercholestérolémie et de l’hyperglycémie. Les fibres solubles n’accélèrent pas le transit intestinal, mais elles contribuent à soulager la constipation en augmentant le volume des selles.

Faire bouger l’intestin
  • Augmentez votre apport en fibres en mangeant du son de blé, des céréales riches en fibres, du psyllium, des grains entiers, des légumineuses (fèves et pois), des fruits et des légumes. Les fruits secs (p. ex., pruneaux, dattes, figues, raisins) et les céréales à base de son comme All Bran Fibre et 100 % Bran sont particulièrement efficaces;
  • Veillez aussi à boire au moins huit à dix tasses de liquide par jour (voir « N’oubliez pas les liquides » );
  • Soyez plus actif. La marche est particulièrement bonne, surtout après un repas;
  • Prenez votre temps sur la toilette et essayez d’aller à la selle à la même heure chaque jour;
  • Si vous prenez des suppléments de calcium, contrez leur effet constipant avec du magnésium;
  • Réservez les laxatifs pour un usage occasionnel seulement. Si vous en utilisez souvent, votre côlon risque d’acquérir une dépendance.

La diarrhée

La diarrhée peut résulter de la présence du VIH dans certaines cellules immunitaires de l’intestin, d’infections opportunistes ou des effets secondaires des médicaments. Elle peut entraîner une mauvaise absorption des glucides, des matières grasses, des protéines et des micronutriments, surtout si elle dure longtemps. On parle de diarrhée lorsque les matières traversent trop rapidement l’intestin, ne lui laissant pas le temps nécessaire pour absorber tous les nutriments, l’eau et les électrolytes. Il en résulte est des selles liquides et une absorption inadéquate. Les principales stratégies alimentaires pour combattre la diarrhée consistent à réduire la consommation de substances susceptibles d’irriter l’intestin et à ralentir le transit intestinal.

Calmer le ventre
  • Limitez votre consommation d’aliments riches en matières grasses, de boissons sucrées, d’alcool, de caféine, de tabac et de stimulants;
  • Limitez votre apport en fibres insolubles comme les fruits, le son de blé, les petits fruits et la peau, les pépins et les graines des fruits et légumes;
  • Ajoutez davantage de fibres solubles à vos repas. Les bonnes sources sont le gruau, le riz, la crème de blé, la compote de pommes et la purée de pommes de terre. Pour préparer un gruau de riz, faites cuire une tasse de riz blanc dans six tasses d’eau ou de bouillon pendant une heure ou plus. Mangez ensuite le riz et le bouillon;
  • Mangez des aliments riches en potassium comme les bananes et les pommes de terre, ainsi que des aliments salés comme les soupes en conserve;
  • Certaines personnes bénéficient de prendre 500 mg de calcium deux fois par jour;
  • Un supplément quotidien de glutamine de 10 à 30 grammes pourrait s’avérer bénéfique;
  • Évitez les suppléments de magnésium et les fortes doses de vitamine C;
  • Déterminez si certaines des thérapies complémentaires ou alternatives que vous suivez pourraient contribuer à vos diarrhées;
  • Réhydratez-vous en buvant beaucoup de liquides, notamment des jus dilués et des boissons sport (p. ex., Gatorade). Ou essayez la recette suivante pour un breuvage maison hydratant : mélangez une tasse de jus d’orange à trois tasses d’eau et une demi-cuillerée à thé de sel;
  • Essayez un régime sans lactose en évitant le lait, le fromage, le yogourt et la crème glacée. Après deux à quatre semaines, rajoutez graduellement du yogourt avec une culture active, puis du fromage dur et enfin du lait de la marque Lactaid. Les diarrhées prolongées peuvent contribuer à une intolérance au lactose;
  • Les probiotiques comme l’acidophilus et Bifidobacterium peuvent aider à restaurer les bonnes bactéries de l’intestin. On les trouve sous forme de suppléments et dans les yogourts contenant une culture active.

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Les flatulences et les ballonnements

Les gaz intestinaux sont des sous-produits normaux de la digestion et de l’absorption des aliments. Lorsqu’ils se produisent en quantité normale, ils peuvent causer un peu d’inconfort mais sont habituellement faciles à tolérer. Les principales stratégies alimentaires pour atténuer les gaz consistent (1) à éviter les aliments et les breuvages qui causent des gaz et (2) à manger de façon à réguler les contractions du côlon. Les flatulences et les ballonnements sont des effets secondaires fréquents des médicaments anti-VIH, mais ils peuvent aussi être le résultat d’un autre problème gastro-intestinal. Si vous éprouvez ce genre de symptôme, avisez votre médecin parce qu’une évaluation pourrait être nécessaire.

Calmer les gargouillements
  • Mangez à intervalles réguliers pour aider le côlon à se contracter de façon plus régulière;
  • Si la constipation ou la diarrhée est un problème, lisez la section pertinente plus haut;
  • Mangez lentement et mastiquez bien les aliments pour faciliter la digestion et éviter d’avaler de l’air;
  • Mâchez moins de gomme et buvez moins de boissons gazeuses, surtout la bière, parce qu’elles ajoutent de l’air dans l’estomac;
  • Certains aliments très bons pour la santé, comme les légumineuses (pois et fèves séchés), les oignons, l’ail, le brocoli et le chou, produisent beaucoup de gaz. Au lieu de rayer ces derniers de votre menu, essayez de prendre un produit comme Beano lorsque vous en mangez. Les graines de fenouil (sous forme de tisane, dans vos mets cuits ou toutes seules) réduisent les gaz et facilitent la digestion;
  • Essayez d’identifier les aliments qui aggravent le problème. Lorsque vous avez des gaz, songez à ce que vous avez mangé à votre dernier repas. Tâchez de relever des tendances, puis évitez ou réduisez votre consommation des aliments suspects afin de voir si cela fait une différence;
  • Les enzymes de lactase (comme la marque Lactaid) peuvent s’avérer utiles lorsque vous mangez des produits laitiers;
  • Essayez les suppléments d’acidophilus ou des produits commerciaux en vente libre qui contiennent de la siméthicone (p. ex., GAS-X).

Le manque d’appétit

Souvent, le manque d'appétit et le faible apport alimentaire qui en résulte sont à l’origine de la perte de poids ou du syndrome de dépérissement chez les personnes vivant avec le VIH. Le manque d’appétit peut être causé par une maladie, la dépression, les effets secondaires des médicaments ou une dépendance. C’est un problème très fréquent qui peut être difficile à surmonter. Composer avec un appétit chroniquement faible peut être déprimant, ainsi qu’une source d’anxiété et de stress. Malgré leurs meilleurs efforts, certaines personnes ne parviennent jamais à surmonter leur manque d’appétit et leur état nutritionnel continue de s’aggraver.

Manger même quand on n’a pas faim
  • Mangez souvent; les petites quantités s’accumulent au cours de la journée;
  • Songez à boire des substituts de repas liquides comme Boost, Resource ou Ensure. Il se peut que ces produits soient couverts par votre régime d’assurance médicaments. Renseignez-vous auprès de votre professionnel de la santé ou assureur;
  • Mangez à des heures fixes. Pour ne pas oublier de manger, ayez recours à des rappels externes, comme un réveil, votre émission de télé préférée, l’heure des repas d’un proche, vos pauses-café au travail ou à l’école ou l’heure où vous donnez à manger à votre chien ou chat;
  • Remarquez à quelle heure vous avez le plus d’appétit et mangez alors les aliments les plus nutritifs;
  • L’air frais et les activités légères peuvent stimuler l’appétit, donc essayez de sortir;
  • Profitez au maximum de chaque bouchée en veillant à manger les aliments les plus nutritifs possibles;
  • Rendez les repas plus agréables (p. ex., partagez un repas avec des amis ou votre famille);
  • Acceptez qu'on vous aide et ayez recours aux programmes de distribution des repas.

Stimuler l’appétit

Les stimulants de l’appétit peuvent être efficaces pour accroître l’apport alimentaire et favoriser la prise de poids. Dans certains cas, la prise de stimulants de l’appétit pendant une courte période peut aider à restaurer un appétit normal. Discutez de cette option avec votre médecin si vous croyez avoir besoin d’aide pour résoudre votre problème d’appétit.

L’acétate de mégestrol (Megace) est un stimulant de l’appétit qui est utilisé depuis de nombreuses années par les personnes ayant le VIH. Les études réalisées chez ces dernières ont permis de constater que Megace favorisait bel et bien la prise de poids, quoique majoritairement sous forme de graisse et non sous forme de tissus maigres. Il n’empêche que Megace fait augmenter l’apport alimentaire, et les gens qui en prennent se sentent plus forts et plus aptes à l’activité physique, ce qui, en fin de compte, aide à restaurer la masse maigre. Megace est un médicament qui imite le comportement de la progestine, une hormone sexuelle féminine. L’usage prolongé est à éviter parce qu’elle peut influer sur les concentrations d’autres hormones, surtout la testostérone.

Marinol, un dérivé du THC (composé actif de la marijuana), soulage la nausée et stimule parfois l’appétit, mais il ne s’est pas avéré très efficace pour promouvoir la prise de poids chez les personnes ayant le VIH. Ses effets secondaires comprennent la somnolence et l’incapacité à penser clairement, des effets jugés inacceptables par certaines personnes. La prise nocturne peut contribuer à  réduire les effets secondaires et faciliter la tolérance.

La marijuana est efficace contre la nausée et stimule l’appétit. Au Canada, il est possible d’obtenir un permis auprès du gouvernement fédéral pour posséder et cultiver de la marijuana à des fins thérapeutiques. Fumer ou manger de la marijuana avant les repas et les collations stimule l’appétit, mais les aliments choisis ne sont pas toujours les plus nutritifs. Un peu de planification sera utile si vous voulez profiter le plus possible des effets stimulants de la marijuana sur le plan nutritionnel. Pour en savoir plus sur la marijuana médicale, lisez « Cultiver la compassion » dans le numéro de l’été 2007 de Vision positive de CATIE à l’adresse www.visionpositive.ca.

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Les nausées et les vomissements

Les nausées peuvent être dues à des troubles de l'estomac ou à des infections opportunistes, mais, le plus souvent, il s’agit d’un effet secondaire de nombreux médicaments. Les vomissements, quoique moins fréquents, sont plus graves parce qu'ils peuvent causer la perte de nutriments et la déshydratation.

Pour lutter contre la nausée, on veillera à choisir des aliments qui sont faciles à tolérer et à manger assez souvent pour s'assurer un apport nutritionnel adéquat. À cet égard, il est préférable de suivre les habitudes et les traditions thérapeutiques de votre propre culture. Par exemple, les personnes qui suivent un régime typiquement nord-américain préfèrent souvent les aliments fades, alors que les personnes qui suivent un régime sud-asiatique préfèrent les mets sucrés, salés, surs ou amers pour calmer les malaises d'estomac.

Prévenir les vomissements
  • Mangez des petites portions fréquemment, au moins toutes les deux ou trois heures. L’hypoglycémie (une diminution du taux de sucre dans le sang, qui se produit lorsqu’on manque de nutriments) peut aggraver la nausée;
  • Les aliments froids ou à température ambiante sont parfois plus faciles à tolérer;
  • Si vous vomissez, n’oubliez pas de boire au moins huit tasses de liquides par jour;
  • Portez des vêtements amples lorsque vous mangez;
  • Essayez d'éviter les odeurs de cuisson;
  • Évitez de vous allonger pendant au moins 20 minutes après les repas;
  • Le gingembre peut s'avérer efficace. Buvez un verre de soda au gingembre sans bulles. Secouez la bouteille pour faire partir les bulles. Pour faire votre propre soda au gingembre, faites cuire du gingembre à petit feu dans de l'eau chaude. Ajoutez du sucre, du sirop d'érable ou du miel selon vos goûts. Laissez refroidir et ajoutez de l'eau ou de l’eau gazéifiée (club soda) avant de servir.

Les problèmes de la bouche et de la gorge

Les personnes vivant avec le VIH éprouvent souvent des problèmes dans la bouche ou la gorge. Ces derniers sont causés par les effets secondaires des médicaments, des maladies dentaires ou des gencives, ou des infections opportunistes comme le muguet, les aphtes ou l'herpès. Les médicaments anti-VIH causent parfois la sécheresse buccale ou des goûts anormaux.  Le plus courant des problèmes de déglutition est la candidose oesophagienne (muguet de la gorge). La stratégie générale pour soulager les douleurs dues à la mastication ou à la déglutition consiste à choisir des aliments et des breuvages dont la texture et le goût sont plus appropriés.

Combattre la mastication douloureuse 
  • Si un aliment vous fait mal, ne le mangez pas;
  • Ne mangez pas d'agrumes ou de produits dérivés de la tomate parce que l'acidité peut irriter les lésions buccales;
  • Choisissez des aliments mous, moelleux, fades et non irritants, tels que gruau, pâtes, avocats, soupes, ragoûts, purée de pommes de terre ou de patates douces, bananes, flans, poudings et poissons. Ajoutez de la sauce à vos aliments pour qu'ils soient moins secs;
  • Buvez avec une paille;
  • Évitez de fumer et de boire de l’alcool, parce qu'ils irritent les tissus enflammés de la bouche;
  • Le muguet (Candida) adore le sucre, donc limitez les sucreries ou rincez-vous bien la bouche après avoir consommé des aliments ou des breuvages sucrés.
Combattre la sécheresse buccale et l’altération du goût
  • Choisissez des aliments moelleux ou ajoutez des sauces, de l'eau ou du bouillon à vos aliments;
    Brossez-vous les dents avec une brosse à dents douce;
  • Buvez beaucoup de liquides, surtout pendant les repas;
  • Évitez les rince-bouche commerciaux parce qu'ils peuvent irriter la bouche;
  • Préparez votre propre rince-bouche en ajoutant ¼ de cuillerée à thé de bicarbonate de soude à une tasse d'eau fraîche. Rincez-vous la bouche puis recrachez le liquide. Évitez de l'avaler;
  • Utilisez un baume pour les lèvres;
  • En cas de goût altéré, aromatisez vos aliments de façon différente pour rehausser les saveurs agréables;
  • Essayez de masquer les goûts désagréables avec des marinades, des sauces, du sel et des épices;
  • Le chocolat et la vanille sont de bons stimulants du goût et de l'odorat;
  • Le sucre masque les goûts salés et le sel masque les goûts sucrés;
  • Utilisez des ustensiles en plastique pour atténuer les goûts métalliques et mâchez de la gomme ou sucez des bonbons pour masquer les goûts amers.
Résoudre les problèmes de déglutition
  • Choisissez des aliments mous qui contiennent peu de gros morceaux. Les purées et les liquides épais (laits frappés, substituts de repas) sont habituellement plus faciles à tolérer. Il se peut que vous deviez préparer vos purées dans un mélangeur si la déglutition est très douloureuse;
  • Si vous éprouvez une sensation d'étouffement pendant que vous mangez ou buvez, vous risquez d'aspirer de la nourriture dans vos poumons. Parlez immédiatement de ce problème à votre équipe de soins.

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La perte de poids et le dépérissement

Une perte de poids grave est qualifiée de syndrome de dépérissement. Les termes cachexie et émaciation sont également employés. Même si le dépérissement a plusieurs définitions, les critères suivants peuvent être utilisés pour le diagnostiquer dans le contexte du VIH :

  • une perte de 10 % du poids corporel sur une période de six mois ou moins; OU
  • une perte de 7,5 % du poids corporel sur une période de trois mois ou moins; OU
  • une perte de 5 % du poids corporel en un mois; OU
  • une chute de l’IMC à moins de 20; OU
  • une perte de 5 % de la masse cellulaire du corps.

Les pertes de poids involontaires posent un risque sérieux pour les personnes vivant avec le VIH parce que, comme nous l'avons dit dans la section « La perte de poids », même une faible perte de masse cellulaire peut être dangereuse. La principale stratégie pour traiter la perte de poids et le dépérissement consiste à augmenter suffisamment l'apport alimentaire pour favoriser la prise de poids. Cela s'accomplit grâce à un régime riche en calories et en protéines et à la prise quotidienne d'une multivitamine avec minéraux.

Accroître l'apport en calories et en protéines
  • Mangez souvent, au moins cinq ou six fois par jour;
  • Mangez des aliments riches en calories et en protéines comme les produits laitiers, les noix, le beurre d'arachide et les fruits sechés. Signalons qu'une demi-tasse de noix contient environ 400 calories;
  • Buvez des liquides caloriques, comme du lait, du lait au chocolat, du lait de soya, des jus, des laits frappés maison, des boissons maltées enrichies (p. ex., Horlick’s, Ovaltine) et des substituts de repas liquides (p. ex., Ensure, Boost, Nutren, Resource);
  • Essayez un supplément calorique comme la poudre Polycose;
  • Mangez des matières grasses selon votre tolérance. Elles sont riches en calories mais peuvent être difficiles à digérer et risquent d’augmenter votre taux de cholestérol sanguin;
  • Enrichissez les aliments et les liquides avec de la poudre de lait écrémé. Une tasse de poudre fournit 250 calories et 24 grammes de protéine.

Le soutien nutritionnel

Quels que soient les efforts déployés, certaines personnes ayant le VIH n'arrivent pas à prendre du poids. Le soutien nutritionnel est une option pour les personnes qui sont incapables de manger suffisamment, qui continuent de perdre du poids ou qui ont un poids gravement insuffisant. Pour ces personnes, on peut opter pour l'alimentation par sonde, qui consiste à introduire des aliments dans l'estomac au moyen d'un tube. L’alimentation intraveineuse permet quant à elle un accès direct au courant sanguin. On a recours à l'alimentation par sonde lorsque l'appareil digestif fonctionne bien mais que la personne souffre de malnutrition et est incapable de manger suffisamment.

Lors d'un soutien nutritionnel à court terme, une sonde nasogastrique est introduite dans l'estomac par le nez. Cela se fait le plus souvent lors d’une hospitalisation. Lorsque l'alimentation par sonde s'effectue à domicile sur une plus longue période, une gastrostomie endoscopique percutanée (GEP) est pratiquée; il s'agit d'insérer un tube dans la paroi abdominale par voie chirurgicale. Une préparation spéciale est ensuite introduite dans l'estomac par petites gouttes pour fournir un soutien nutritionnel complet ou compléter l'alimentation normale du patient.

La plupart des personnes acceptent avec réticence d’utiliser une sonde gastrique parce que c’est une procédure envahissante et elles la perçoivent comme le symbole d’une maladie grave. Les études révèlent cependant que les personnes ayant le VIH qui acceptent de s'alimenter de cette façon prennent du poids et de la masse cellulaire, fonctionnent mieux et ont une meilleure qualité de vie. Ce genre de soutien nutritionnel peut vous sauver la vie si vous en avez vraiment besoin.