Vous et votre santé : un guide à l’intention des personnes vivant avec le VIH

18. Le VIH et le vieillissement

Ce contenu est désuet. CATIE ne peut garantir l'exactitude ou l'exhaustivité de cette information. Essayez de faire une recherche dans le site Web de CATIE pour obtenir d'autres renseignements sur le VIH et le vieillissement.

Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) s’intéressent de plus en plus au vieillissement. Quelle bonne nouvelle! Cela veut dire que nous prenons de l’âge comme le reste de la population. Il n’empêche que nous devons prendre soin de nous-mêmes et porter attention aux changements qui se produisent au fil du temps dans notre corps, d’autant plus qu’il est parfois difficile de distinguer un symptôme du VIH d’un symptôme causé par le passage du temps.

Le chapitre s’adresse particulièrement aux personnes d'âge mûr, mais il ne faut pas pour autant oublier de lire les autres chapitres de Vous et votre santé, quis’appliquent à toutes les personnes vivant avec le VIH.

Les défis du VIH pour une population vieillissante

On estime que plus de 12 % des personnes séropositives au Canada ont plus de 50 ans, et on s’attend à voir ce chiffre augmenter jusqu’à 20 % au cours de la prochaine décennie. Malheureusement, le nombre de personnes de plus de 50 ans qui font l’objet d’un nouveau diagnostic de VIH est également à la hausse.

Grâce aux progrès des traitements, les personnes qui ont le VIH vivent aujourd’hui beaucoup plus longtemps qu’auparavant. On estime que plus de 12 % des personnes séropositives au Canada ont plus de 50 ans, et on s’attend à voir ce chiffre augmenter jusqu’à 20 % au cours de la prochaine décennie.

Malheureusement, le nombre de personnes de plus de 50 ans qui font l’objet d’un nouveau diagnostic de VIH est également à la hausse. Très souvent, ces personnes vivent avec le VIH depuis de nombreuses années sans le savoir, ce qui donne à la maladie l’occasion de progresser considérablement. Lorsque cela arrive, trouver un traitement efficace peut s’avérer difficile. Cette tendance à diagnostiquer tardivement le VIH chez les personnes plus âgées souligne le besoin d’une meilleure compréhension des comportements sexuels et des habitudes de consommation de drogues injectables des quinquagénaires et plus, ainsi que le besoin de campagnes d’éducation préventive ciblant ce groupe d’âge.

La bonne nouvelle est que les médicaments anti-VIH semblent agir aussi efficacement chez les moins jeunes que chez les jeunes.

Il va sans dire qu’il est important de diagnostiquer le VIH le plus tôt possible, peu importe l’âge de la personne concernée. Cependant, un diagnostic précoce devient plus crucial encore au fur et à mesure que nous vieillissons parce que le VIH progresse plus rapidement avec l’âge. La bonne nouvelle est que les médicaments anti-VIH semblent agir aussi efficacement chez les moins jeunes que chez les jeunes. Certaines études montrent également que la maturité semble aller de pair avec une meilleure maîtrise de l’infection au VIH. Il semblerait effectivement que les personnes séropositives d’un certain âge parviennent plus souvent à maintenir une charge virale indétectable que les jeunes personnes vivant avec le VIH, possiblement parce qu’elles suivent plus fidèlement leur traitement. Le terme « charge virale indétectable » veut dire que le nombre de particules virales dans le sang est inférieur au seuil de détection du test utilisé.

Dans l’ensemble, les préoccupations associées au traitement du VIH deviennent plus complexes avec le passage du temps, entre autres parce que les risques d’être atteint d’autres maladies nécessitant un traitement – hypertension, arthrite et cancer, par exemple – augmentent avec l’âge. De plus, le fait de prendre plusieurs médicaments en même temps peut augmenter les risques d’interactions médicamenteuses, d’effets secondaires et de toxicités. Un suivi minutieux est toujours important quand des médicaments sont prescrits, surtout à partir de 50 ans.

Les effets secondaires des médicaments anti-VIH dont nous parlons au chapitre 11 (Les effets secondaires et les symptômes) ne semblent pas se produire plus fréquemment chez les personnes âgées vivant avec le VIH. Ces effets secondaires risquent toutefois de s’aggraver si les effets secondaires d’autres médicaments viennent s’y ajouter (médicaments utilisés pour d’autres affections). De plus, l’affaiblissement des fonctions rénale et hépatique qui se produit naturellement au fur et à mesure que nous vieillissons augmente le risque de toxicités médicamenteuses graves. Enfin, les fluctuations des taux hormonaux, le ralentissement du métabolisme et la perte de poids liée à l’âge sont également associés à un risque accru de toxicité.

Haut de la page

Est-ce le VIH ou l’âge?

De nombreux changements qui se produisent dans notre corps vieillissant ressemblent aux symptômes du VIH ou encore aux effets secondaires des traitements anti-VIH. Dans la section suivante, nous examinons certains états de santé associés à la fois à l’âge et au VIH.

Le déclin du système immunitaire

Avec l’âge, notre système immunitaire devient moins apte à nous protéger contre les infections et les maladies.

Avec l’âge, notre système immunitaire devient moins apte à nous protéger contre les infections et les maladies. C’est pour cette raison que le VIH progresse plus rapidement chez les personnes âgées et qu’un diagnostic précoce est tellement important.

Haut de la page

Les maladies cardiovasculaires (cardiopathies)

Le terme maladie cardiovasculaire englobe de nombreuses affections touchant le cœur et les vaisseaux sanguins, y compris la coronaropathie, la crise cardiaque et l’AVC. Le terme maladie du cœur est souvent employé aussi. Les risques de maladie cardiovasculaire augmentent avec l’âge, peu importe si le VIH est présent ou pas. Ces risques augmentent après 55 ans chez les femmes et après 45 ans chez les hommes. Les antécédents familiaux de cardiopathie — votre père, mère, oncle, frère ou sœur a eu une crise cardiaque, par exemple — font augmenter les risques aussi.

Même si vous ne pouvez rien contre certains facteurs de risque comme l’âge et vos antécédents familiaux, il existe plusieurs facteurs de risque liés à votre style de vie que vous pouvez contrôler :

  • tabagisme
  • embonpoint
  • manque d’exercice
  • mauvaise alimentation
  • consommation excessive d’alcool
  • taux de cholestérol ou de lipides (sanguins) élevé
  • diabète
  • hypertension (haute pression)
Nombre d’études ont révélé que la prise de certains médicaments anti-VIH, notamment certains inhibiteurs de la protéase, augmente les risques de troubles cardiaques en provoquant une hausse des taux de cholestérol et de triglycérides dans le sang.

Le lien entre le VIH et les maladies du cœur n’a pas été entièrement élucidé. Nombre d’études ont cependant révélé que la prise de certains médicaments anti-VIH, notamment certains inhibiteurs de la protéase, augmente les risques de troubles cardiaques en provoquant une hausse des taux de cholestérol et de triglycérides dans le sang (voir le chapitre 11, Les effets secondaires et les symptômes). D’autres recherches portent à croire que c’est le VIH lui-même qui cause le problème. Quoi qu’il en soit, il est clair que les bienfaits de la multithérapie l’emportent facilement sur les risques de problèmes cardiaques.

Haut de la page

La ménopause précoce

Chez la plupart des femmes, la ménopause se déclare entre les âges de 45 et 55 ans. Durant cette période, la production d’hormones féminines (estrogène et progestérone) ralentit, entraînant l’arrêt complet des menstruations (règles).

Il semble que la ménopause arrive plus tôt chez certaines femmes vivant avec le VIH.

L’impact de la ménopause sur la femme séropositive n’a pas été bien étudié, mais il semble bien que ce stade de la vie arrive plus tôt chez certaines femmes vivant avec le VIH. Les raisons ne sont pas claires, mais de nombreux facteurs possibles s’ajoutent à la multithérapie pour expliquer ce phénomène, y compris :

  • un faible compte de globules rouges (également appelé anémie)
  • le ralentissement de la production des hormones estrogène et progestérone
  • une perte de poids
  • un faible compte de cellules CD4+
  • la consommation de drogues, notamment l’héroïne et la méthadone

La ménopause accroît le risque de certains problèmes de santé :

  • cancer du sein, du poumon ou de l’ovaire
  • emphysème et autres maladies du poumon
  • ostéoporose
  • maladie cardiovasculaire (du cœur)

Plusieurs des symptômes de la ménopause ressemblent à ceux du VIH. Par conséquent, de nombreuses femmes séropositives ne sont pas diagnostiquées ou sont diagnostiquées tardivement, et il peut être difficile de déterminer la cause des symptômes suivants :

  • bouffées de chaleur
  • sueurs nocturnes
  • changements dans la peau et les cheveux
  • insomnie
  • fatigue
  • changements d’humeur/dépression

Parlez à votre médecin si vous avez des antécédents familiaux de ces symptômes de ménopause ou s'ils vous préoccupent particulièrement (voir le chapitre 15, Le VIH et les femmes).

Haut de la page

Les maladies osseuses

Vos os sont vivants et croissent constamment. La solidité de vos os, autrement dit votre densité osseuse, est déterminée par la quantité de calcium, de phosphore et d’autres minéraux qu’ils contiennent.

Certaines recherches laissent croire qu’une personne séropositive sur trois aurait subi des pertes osseuses de stade précoce.

Lorsque vous vivez avec le VIH, vos risques de souffrir de certaines maladies osseuses augmentent, que vous suiviez une multithérapie ou pas. Certaines recherches laissent croire qu’une personne séropositive sur trois aurait subi des pertes osseuses de stade précoce; il s’agit d’une affection appelée ostéopénie.

L’âge est un facteur de risque pour les problèmes osseux, au même titre que le sexe. Les femmes sont plus sujettes que les hommes à l’ostéoporose, une malade qui rend les os fragiles et vulnérables aux fractures, surtout au niveau des hanches, de la colonne et des poignets. Cette vulnérabilité accrue des femmes s’explique partiellement par le fait que leur masse osseuse est inférieure de 30 % à celle des hommes. Pour les femmes, le risque d’ostéoporose augmente de façon prononcée après la ménopause, alors que les ovaires cessent de produire de l’estrogène, une hormone essentielle au maintien de la solidité des os chez la femme. Il semble néanmoins que le VIH provoque plus de pertes osseuses chez les hommes que chez les femmes, leur avantage naturel n’étant pas suffisant pour contrer les effets du virus.

Les autres facteurs de risque, tant pour l’homme que pour la femme, comprennent des antécédents d’ostéoporose, le tabagisme et un mode de vie sédentaire. Pour en savoir plus sur les troubles osseux, consultez le chapitre 11 (Les effets secondaires et les symptômes).

Haut de la page

Le cancer

Avant l’arrivée, au milieu des années 90, de la multithérapie antirétrovirale (couramment appelée trithérapie), les cancers les plus répandus chez les personnes séropositives étaient tous associés au VIH. Cette catégorie comprenait le sarcome de Kaposi, le lymphome non hodgkinien et le cancer du col de l’utérus (voir le chapitre 12, Les infections et les cancers liés au VIH). Grâce aux médicaments anti-VIH, ces cancers sont plutôt rares de nos jours chez les personnes vivant avec le VIH.

Les risques d’être atteint d’un cancer, qu’il soit lié au VIH ou pas, augmentent avec l’âge.

Nous devons toutefois souligner que les risques d’être atteint d’un cancer, qu’il soit lié au VIH ou pas, augmentent avec l’âge. Les hommes et les femmes de plus de 50 ans courent notamment un risque accru de faire un cancer du côlon et/ou un cancer colorectal. De fait, certaines recherches indiquent que les cancers liés à l’âge sont maintenant plus fréquents que les cancers associés au VIH chez les personnes séropositives qui suivent une multithérapie.

Parmi les autres cancers non liés au VIH qui s’observent plus fréquemment chez les séropositifs de plus de 50 ans, mentionnons :

  • cancer de la peau
  • cancer du poumon
  • cancer de la prostate
  • cancer anal
  • cancer du foie (principalement chez les personnes co-infectées par le virus de l’hépatite C)

Haut de la page

Le diabète

L’insuline est une hormone produite par le pancréas. Son rôle consiste à réguler la quantité de sucre ou glucose dans le sang. Le diabète se produit lorsque votre pancréas est incapable de produire suffisamment d’insuline.

Il semble exister un lien entre la prise de médicaments anti-VIH et une augmentation du taux de sucre sanguin (glycémie) aboutissant au diabète.

Il semble exister un lien entre la prise de médicaments anti-VIH et une augmentation du taux de sucre sanguin (glycémie) aboutissant au diabète (voir le chapitre 11, Les effets secondaires et les symptômes). Pour maintenir une glycémie normale, certaines modifications du style de vie sont indiquées :

  • Limitez la quantité de sucre et de glucides simples (aliments riches en amidon) dans votre alimentation, tels que les desserts, les liqueurs, le riz blancs et les pommes de terre.
  • Privilégiez les grains entiers et les aliments non transformés qui sont riches en fibres alimentaires, y compris l’orge, le riz brun et l’avoine.
  • Mangez des portions moins copieuses.
  • Adoptez un régime alimentaire équilibré comportant des protéines de sources saines telles les viandes maigres et au moins deux portions de poisson par semaine.
  • Faites de l’exercice aussi souvent que possible, idéalement tous les jours (voir le chapitre 4, Vivre en santé).

Haut de la page

La santé mentale

La démence liée au VIH est beaucoup moins fréquente depuis l’arrivée de médicaments anti-VIH plus efficaces, au milieu des années 90.

La démence est un trouble cérébral qui entraîne des problèmes de mémoire et de cognition (aptitude à penser clairement). La démence peut avoir un grand impact délétère sur vos activités quotidiennes, votre qualité de vie et même votre capacité de vivre de façon autonome. Heureusement, la démence liée au VIH est beaucoup moins fréquente depuis l’arrivée de médicaments anti-VIH plus efficaces, au milieu des années 90. Il n’empêche que votre risque d’être atteint d’une démence non liée au VIH peut augmenter avec l’âge. Si vous croyez présenter des signes précurseurs de démence — problèmes de mémoire ou de concentration ou une difficulté à accomplir des tâches simples, entre autres — parlez-en à votre médecin sans tarder.

La dépression touche un grand nombre de personnes vivant avec le VIH et ce, sans égard à l’âge.

La dépression touche un grand nombre de PVVIH et ce, sans égard à l’âge. Si vous éprouvez des symptômes dépressifs — fatigue, troubles du sommeil, désespoir — parlez-en à votre médecin. Ces symptômes peuvent être causés par le VIH ou ses traitements ou encore par d’autres affections qui se produisent habituellement avec l’âge.

La dépression est parfois un effet secondaire des médicaments, y compris de certains médicaments utilisés pour traiter le VIH et l’hépatite C. Si vous souffrez de dépression, il est très important que vous consultiez votre médecin pour obtenir un traitement et un soutien psychologique.

Pour en savoir plus sur la santé affective et mentale, consultez le chapitre 6 (Votre santé émotionnelle).

Haut de la page

La santé sexuelle

Même si vous n’êtes plus très jeune, vous pouvez vivre avec le VIH et avoir en même temps une vie sexuelle saine et satisfaisante.

Même si vous n’êtes plus très jeune, vous pouvez vivre avec le VIH et avoir en même temps une vie sexuelle saine et satisfaisante. De fait, une bonne santé sexuelle est essentielle à votre bien-être.

Certaines personnes éprouvent parfois des problèmes sexuels et une baisse de libido (désir sexuel), surtout en vieillissant. La sexualité est une question délicate que les gens hésitent souvent à aborder. Voici quelques causes possibles des problèmes d’ordre sexuel :

  • VIH
  • effets secondaires des médicaments
  • déséquilibres hormonaux (y compris un faible taux de testostérone chez la femme)
  • maladie cardiovasculaire
  • diabète
  • stress et dépression

Il est souvent possible de traiter efficacement les problèmes sexuels et de retrouver une vie sexuelle satisfaisante, alors n’hésitez pas à parler à votre médecin si vous avez des préoccupations à cet égard.

Pour en apprendre plus sur les moyens d’avoir une vie sexuelle saine et heureuse, consultez le chapitre 7 (Votre santé sexuelle).

Haut de la page

Les tests de dépistage et diagnostiques

Pour consulter une liste de tous les tests de dépistage et diagnostiques recommandés aux personnes vivant avec le VIH, consultez le chapitre 9 (Le suivi de votre santé).

Des tests additionnels seront nécessaires pour suivre votre état de santé au fur et à mesure que vous avancerez en âge.

Votre médecin aura recours à divers tests de routine pour faire le suivi de votre infection au VIH et contrôler l’état de votre système immunitaire. Au fur et à mesure que vous avancez en âge, il vous fera sans doute subir de nombreux autres tests aussi pour suivre l’état de votre santé. Ceux-ci comprennent :

  • Évaluation de la densité osseuse : On recommande que la densité osseuse de votre colonne vertébrale inférieure et de vos hanches soit mesurée tous les deux ans au moyen d’une technique de balayage (scan).
  • Glycémie à jeun : On recommande ce test permettant de dépister le diabète tous les trois à six mois.
  • Profil lipidique : Cette série de tests sanguins permet de mesurer les taux de plusieurs substances graisseuses dans le sang : le cholestérol total, le cholestérol LDL (le « mauvais »), le cholestérol HDL (le « bon ») et les triglycérides. Un profil lipidique est recommandé une ou deux fois par année, selon les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire de la personne.
  • Évaluation de la fonction rénale : Avec l’âge, les reins commencent à fonctionner moins efficacement. De plus, certains médicaments anti-VIH sont métabolisés par les reins. Pour ces raisons, on recommande qu’une analyse de sang et/ou d’urine soit effectuée périodiquement pour évaluer la fonction rénale. Parlez-en à votre médecin.
  • Mesure de la tension artérielle : Ce test permet de mesurer la force exercée par le sang contre les parois internes des artères. Votre tension artérielle est un excellent indicateur de vos risques de maladie cardiovasculaire.
  • Dépistage du cancer colorectal : Il existe quelques tests qui permettent de détecter un cancer du côlon ou du rectum, y compris un toucher rectal, une analyse des selles ou une coloscopie (un tube muni d’une caméra est inséré dans le rectum). Votre médecin vous conseillera en ce qui a trait à la fréquence idéale de ces tests de dépistage.

Pour les femmes seulement

  • Test Papanicolaou (test Pap) : Un test Pap consiste à prélever des cellules sur le col de l’utérus aux fins d’un examen au microscope. On a recours à ce test pour détecter des changements qui pourraient dénoter la présence d’un cancer ou d’un état pouvant aboutir au cancer. On recommande aux femmes séropositives sexuellement actives de passer un test Pap tous les six à douze mois.
  • Examen des seins : Votre médecin effectuera un examen manuel de vos seins afin de détecter d’éventuels signes précoces de cancer, tels qu’une bosse ou une autre anomalie dans vos seins, vos mamelons ou vos aisselles. On recommande un examen des seins une fois par an, habituellement en même temps que le test Pap.
  • Mammographie : Une mammographie utilise des rayons X à faible dose pour examiner les seins. On y a recours pour détecter diverses sortes de tumeurs et de kystes. On recommande une mammographie annuelle aux femmes de plus de 40 ans.
  • Examen pelvien : Un examen pelvien est un examen physique des organes internes et externes du bassin féminin. On effectue habituellement l’examen pelvien en même temps que le test Pap, c’est-à-dire tous les six à douze mois.

Pour les hommes seulement

  • Examen de la prostate : Un toucher rectal annuel (votre médecin insère son doigt dans votre anus afin d’examiner votre prostate) est recommandé aux hommes de plus de 40 ans. Votre médecin voudra peut-être aussi effectuer un test de l’APS (antigène prostatique spécifique). Ce test sanguin est utilisé pour le dépistage du cancer de la prostate.

Haut de la page

Quand les pertes s’accumulent

De nombreuses personnes séropositives vivent maintenant assez longtemps pour connaître la cinquantaine, la soixantaine et plus.

Que les personnes séropositives vivent maintenant assez longtemps pour connaître la cinquantaine, la soixantaine et plus est une chose merveilleuse, voire miraculeuse. Il n’empêche que vivre avec une maladie chronique comme le VIH est difficile, et que votre qualité de vie risque d’être mise à rude épreuve. Les nombreuses pertes que vous avez subies en tant que personne séropositive – vos amis, votre bonne santé, votre emploi, votre revenu, votre beauté de jeunesse — peuvent être dévastatrices.

Voici quelques conseils pour vous aider à combattre l’isolement et à améliorer votre qualité de vie :

  • Impliquez-vous dans votre communauté.
  • Créez un réseau social et de soutien solide.
  • Faites travailler votre esprit afin de rester actif mentalement.
  • Gérez votre stress et faites-vous soigner pour la dépression.
  • Mangez sainement.
  • Dormez suffisamment.
  • Sortez en plein air et faites de l’exercice.
  • Cultivez une attitude positive – dites-vous que votre verre est à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.
  • Arrêtez de fumer.
  • Évitez les excès d’alcool.
  • Réveillez votre spiritualité.
  • Essayez d’avoir une vie sexuelle saine.

Haut de la page

Les enjeux financiers

Comme de nombreuses personnes vivant avec le VIH, vous verrez peut-être rapetisser considérablement vos revenus le jour où vous fêterez vos 65 ans. Vos prestations d’invalidité du gouvernement ou d’un régime d’assurance privé pourraient se tarir, et vous pourriez devoir vous débrouiller avec un budget encore plus serré. Cette situation risque de vous causer beaucoup de stress et d’anxiété. Adressez-vous à votre organisme local de lutte contre le sida (OLS) pour obtenir conseils et soutien.

Pour en savoir plus sur les aspects financiers de la vie avec le VIH, consultez le chapitre 20 (L'argent).

Haut de la page

Les ressources

Le VIH et le vieillissement – des conseils sur comment vivre sa séroposivité en santé pour les 50 ans et plus

Vision positive - Un magazine sur la santé et le bien-être proposant des articles sur le vieillissement :

  • Bien vieillir avec le VIH? – Les percées récentes dans les traitements signifient que les PVVIH vivent non seulement mieux, mais aussi plus longtemps

Guide d’activité physique canadien

HIV Wisdom for Older Women est un site Web américain voué à la prévention du VIH chez les femmes âgées et à l’enrichissement de la vie de toutes les personnes atteintes (en anglais seulement)

Pour obtenir une grande variété de ressources sur le VIH/sida, visitez notre Centre de distribution électronique, ou appelez-nous au 1-800-263-1638.

Haut de la page

À propos de L'auteur

#Originaire de Vancouver, Kath Webster vit avec le VIH depuis plus de 20 ans. Elle est bénévole dans le programme d’info-traitements de la Positive Living Society of British Columbia et siège au conseil d’administration du Positive Women’s Network.

Haut de la page

Travaillez-vous dans le domaine du VIH ou de l’hépatite C?
Nous souhaitons connaître votre opinion.