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L'injection de drogue et le VIH au CanadaCe feuillet d'information fournit un résumé de l'épidémie de VIH/sida parmi les gens qui s'injectent des drogues (également appelés utilisateurs de drogues injectables ou UDI) au Canada. Il fait partie d’une série de feuillets d’information visant à offrir de l’information épidémiologique facile à utiliser sur l’état du VIH/sida au Canada. Toute l’information épidémiologique est approximative et basée sur les meilleures données disponibles. La plupart des données présentées dans ce feuillet d'information proviennent soit d'un système national de surveillance de cas au sein de populations spécifiques ou d'estimations nationales relatives au VIH. Le lecteur pourra obtenir de plus amples renseignements sur ces sources de données en se reportant à la section « D'où viennent ces chiffres? » présentée à la fin de ce feuillet d'information. Les personnes qui s'injectent des drogues courent un risque de contracter le VIH et l'hépatite C.Les personnes qui s'injectent des drogues courent un risque de contracter le VIH et le virus de l'hépatite C (VHC) lorsqu’elles :
Selon les estimations, quelque 220 000 à 375 000 personnes au Canada ont fait l’usage de drogues injectables à un moment de leur vie.Puisque les utilisateurs de drogues injectables représentent un groupe hautement marginalisé et en retrait de la société, il est difficile d'obtenir un tableau précis de la composition de ce groupe. D'après un examen systématique de la recherche sur les utilisateurs de drogues, on estime qu'entre 220 000 et 375 000 personnes au Canada ont fait l'usage de drogues injectables à un moment de leur vie[1]. Cet examen ne fournit cependant aucune estimation du nombre courant d'utilisateurs de drogues injectables au Canada. La meilleure description que nous ayons des utilisateurs de drogues injectables au Canada provient d’un système national de surveillance des cas au sein de populations spécifiques appelé I-Track. La prudence est toutefois de rigueur lorsque l'on utilise des données issues du système I-Track parce que nous ignorons si les personnes qui ont pris part à cette étude sont en fait représentatives de tous les utilisateurs de drogues injectables au Canada. Parmi les gens qui ont participé à l'étude I-Track, deux tiers étaient des hommes et un tiers, des femmes. L'âge moyen des participants s’établissait à 35 ans[2]. D'après la surveillance au sein de populations spéficiques, les utilisateurs de drogues injectables seraient susceptibles de se livrer à des relations sexuelles non protégées, ce qui les exposerait à un risque de contracter le VIH ou l'hépatite C[2].La nature clandestine de l'utilisation des drogues injectables complique l'obtention de statistiques quant au nombre de personnes se livrant à des comportements les exposant au risque de contracter le VIH ou l'hépatite C. Cependant, le système I-Track permet de recueillir des données sur la survenue de comportements dits « risqués » lors de l'injection de drogues parmi les personnes qui ont participé à l'étude. Dans la période de 6 mois ayant précédé l'entrevue de l'enquête I-Track :
Figure 1. Pourcentage de personnes qui s’injectent des drogues ayant déclaré avoir emprunté aiguilles, seringues ou autre matériel d’injection au cours des 6 mois ayant précédé l'entrevue
Sur la base de la population spécifiquement surveillée, 13 % des personnes qui s'injectent des drogues sont séropositifs à l'égard du VIH et 66 % affichent des signes d'infection courante ou antérieure par le virus de l'hépatite C (prévalence)[2].Dans l'étude I-Track, les personnes qui s'injectent des drogues sont testées pour le VIH et l'hépatite C. Le test de dépistage du VIH permet de détecter l'infection courante par le VIH, tandis que le test de dépistage de l'hépatite C permet de confirmer l'infection courante par le virus de l'hépatite C ou une infection antérieure par le virus de l'hépatite C qui se serait résorbée soit spontanément ou à la suite d'un traitement. Selon l'étude I-Track :
Figure 2. Prévalence du VIH et de l'hépatite C chez les personnes qui s'injectent des drogues
Selon les estimations nationales relatives au VIH, à fin 2008, on estimait que quelque 13 210 personnes pouvaient avoir été infectées par le VIH suite à l'utilisation de drogues injectables (prévalence)[3].Selon les estimations nationales relatives au VIH, en 2008 :
Figure 3. Pourcentage estimatif de personnes vivant avec le VIH au Canada en 2008, par type d'exposition au VIH
Sur la base de la population spécifiquement surveillée, 23 % des personnes séropositives qui s'injectent des drogues se considéraient VIH-négatives[2].Dans l'étude I-Track, les personnes qui s'injectaient des drogues ont été interrogées sur leur statut VIH et ont subi un test de dépistage du VIH. En comparant ce que les participants croyaient que serait leur statut VIH aux résultats du test de dépistage, nous pouvons déterminer le nombre de personnes qui se considéraient séronégatives, alors qu'en réalité, elles étaient séropositives.
Selon les estimations nationales relatives au VIH, 20 % de tous les nouveaux cas de VIH recensés au Canada en 2008 concernaient des utilisateurs de drogues injectables (incidence)[3].Selon les estimations nationales relatives au VIH, en 2008 :
Selon les estimations nationales relatives au VIH, une forte proportion des nouvelles infections à VIH parmi les femmes et les Autochtones serait probablement attribuable à l'utilisation de drogues injectables[3].Selon les estimations nationales relatives au VIH :
Principales définitions
D'où viennent ces chiffres?La plupart des données épidémiologiques nationales émanent de la surveillance courante des cas de VIH et de sida, de la surveillance des cas au sein de populations spécifiques ou des estimations nationales relatives au VIH/sida. Cette information est disponible auprès de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Surveillance au sein de populations spécifiquesDans le cadre de l'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada, l'ASPC surveille les tendances au plan de la prévalence du VIH et des risques associés aux indicateurs de comportement parmi les principales populations vulnérables identifiées au Canada grâce à des systèmes de surveillance au sein de populations spéficiques. Ces systèmes de surveillance, aussi connus sous le nom de systèmes de suivi « Track », comprennent des enquêtes transversales périodiques menées à partir de centres choisis au Canada. I-Track est le système national de surveillance des personnes qui utilisent des drogues injectables. Ce système de surveillance permet de recueillir des renseignements directement auprès des personnes qui s'injectent des drogues par le biais d'un questionnaire et d'un échantillon de spécimens biologiques pour le dépistage du VIH et de l'hépatite C. Les statistiques que fournit le présent feuillet d'information concernent les années 2003 à 2005 et sont tirées de l’information recueillie dans les centres ayant pris part à l'étude I-Track. Étant donné que le système ne recrute que des participants volontaires à partir de centres d’études sélectionnés en milieu urbain, les résultats ne sont pas représentatifs de toutes les personnes utilisant des drogues injectables à travers le Canada. Surveillance courante des cas de VIH et de sidaLes fournisseurs de soins de santé sont requis de signaler les diagnostics de VIH et de sida à leurs services locaux de santé publique et on leur demande également de rapporter les décès parmi les cas de sida. Chaque province/territoire compile alors cette information et la fournit à l'ASPC. Des informations supplémentaires sont parfois aussi recueillies et envoyées à l'ASPC, telles que des renseignements concernant l'âge, le sexe, l'ethnicité, la catégorie d'exposition (la façon dont la personne pourrait avoir contracté le VIH) des participants, et des données de laboratoire, comme la date à laquelle le test du VIH a été effectué. Ces statistiques sont compilées par l'ASPC et publiées sous forme de rapports annuels de surveillance des cas de VIH/sida. Ces rapports fournissent de l’information sur les tests positifs au VIH, les diagnostics du sida et les décès (parmi les personnes ayant reçu un diagnostic de sida) au Canada. On peut consulter les données les plus récentes (allant jusqu'au 31 décembre 2008) à l’adresse www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/survreport/2008/dec/index-fra.php. Limitation — Ces données représentent le nombre de cas que chaque province signale à l'ASPC. Le nombre de cas signalés ne représentent pas vraiment la prévalence ou l'incidence du VIH car ces statistiques ne comprennent pas les personnes séropositives qui n'ont pas été testées pour le VIH. Parmi les autres limitations, mentionnons les délais de déclaration (délai entre le diagnostic du VIH ou de SIDA et le moment où le cas est signalé à l'ASPC) et la sous-déclaration (omission par le fournisseur de soins de santé de faire la déclaration du cas auprès des autorités sanitaires locales). Les estimations de la prévalence et de l'incidence du VIHL'ASPC fait appel à des techniques de modélisation mathématique pour fournir une image globale de l'épidémie parmi les Canadiens diagnostiqués et non diagnostiqués. Ces modèles combinent des statistiques provenant de nombreuses sources, y compris la surveillance courante des cas, la surveillance au sein de populations spécifiques, l'information sur les comportements recencés dans le cadre de l’entrevue liée au test de dépistage du VIH, les données des programmes de traitement et des hypothèses éclairées. L'ASPC produit des estimations nationales de la prévalence et de l'incidence du VIHtous les trois ans. Ce feuillet d'information cite des estimations pour l'année 2008. Un résumé des estimations pour 2008 est actuellement disponible à l’adresse www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/survreport/estimat08-fra.php. En 2010, ces estimations seront présentées dans un rapport intitulé Actualités en épidémiologie sur le VIH/sida, disponible à www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/index-fra.php RemerciementsNous voudrions remercier la Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, le Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, l’Agence de la santé publique du Canada pour leurs commentaires utiles et pour l'examen de ce feuillet d'information effectué par leur équipe d'experts. Références
Ressources supplémentairesCentre de contrôle des maladies infectieuses de la C.-B (en anglais) www.bccdc.ca/util/about/annreport/default.htm#heading4 CréditsAuteur : Laurel Challacombe |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS |
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