Connectons nos programmes

Centre de ressources sans rendez-vous 

SafeSpace London
London, ON
2016

SafeSpace est un centre de soutien dirigé par des bénévoles et destiné aux travailleuses du sexe et aux femmes en situation de crise à London, Ontario. Le centre de ressources sans rendez-vous est ouvert les lundis et mardis de 18 h à 23 h et compte plus de 20 bénévoles (des personnes ayant une expérience vécue du travail du sexe, de la pauvreté ou de l’itinérance, de même que des étudiants et professeurs de criminologie, de travail social et d’autres professions d’assistance). Le centre est ouvert seulement deux soirs par semaine, mais des bénévoles sont disponibles hors de ces heures, à l’occasion, pour des comparutions en cour ou d’autres besoins particuliers. Les bénévoles développent des relations individuelles avec leurs clientes et leur horaire varie selon les besoins de chacune. SafeSpace offre également des trousses de réduction des méfaits, des vêtements, du maquillage et des articles ménagers.

SafeSpace a été créé il y a sept ans par un groupe de femmes ayant divers degrés d’expérience du travail du sexe et des services sociaux, en réponse à la stigmatisation accrue des travailleuses du sexe dans leur ville. Les fondatrices ont voulu créer un lieu où les femmes marginalisées pourraient se rencontrer et tisser des liens positifs. Entre 15 et 20 femmes fréquentent le centre sur une base régulière et deux ou trois nouvelles clientes s’y présentent chaque soir. « Je suis particulièrement fière de la relation que nous avons établie avec les femmes qui fréquentent l’endroit et qui deviennent ensuite bénévoles et coordonnatrices. Étant impliquée dans l’organisme depuis ses débuts, j’ai été témoin de cela », affirme Holly, une des coordonnatrices et fondatrices.

La plus grande difficulté pour maintenir le fonctionnement de SafeSpace est la recherche de financement et de bénévoles. « Puisque notre organisme est entièrement dirigé par des bénévoles, il est parfois difficile d’obtenir un soutien communautaire équivalent à celui que reçoivent les organismes accrédités et constitués en sociétés », signale Holly. Toutefois, cela évolue avec le temps. Au fil des années, SafeSpace a développé un bon rapport avec les travailleurs de première ligne; et l’organisme a récemment reçu une subvention pour offrir des compétences de littératie numérique à ses utilisatrices. Holly souhaite voir le centre grandir encore plus. Plus que tout, elle aimerait que SafeSpace soit constitué en société pour étendre ses heures d’ouverture et son offre de services.