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Groupe de soutien à l’intention des LGBTQ2E et de leurs amis à Warkworth 

l’Association canadienne pour la santé mentale, Service correctionnel Canada (SCS), PARN, le Parents and Friends of Lesbians and Gays (PFLAG)
Campbellford, ON
2016

Le Service correctionnel du Canada, en collaboration avec le PARN, le Parents and Friends of Lesbians and Gays (PFLAG) ainsi que l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), anime depuis octobre 2015 un groupe de soutien à l’intention des LGBTQ2E et de leurs amis au sein de l’établissement à sécurité moyenne et pour hommes de Warkworth.  L’idée est venue d’un détenu qui a reconnu le besoin de soutien. Il a voulu rassembler les personnes LGBTQ2E et leurs alliés afin de créer un espace sécuritaire où les gens pourraient s’exprimer dans l’enceinte de la prison. Il a suggéré cette idée aux infirmières de l’établissement spécialisées en maladies infectieuses : Donna Davies et Susanna Tinney.  Elles ont à leur tour rencontré Janice Thomson, la directrice régionale de la santé publique du SCC, afin de mettre en place les fondements pour une proposition à soumettre au directeur de l’établissement. Après que ce dernier leur ait accordé son soutien, le projet a commencé à prendre forme.

Donna et Susanna ont contacté le PARN et le PFLAG au début de l’été 2015 afin de planifier un atelier. Cet atelier a été le premier en son genre à être tenu dans une prison fédérale. Ce fut aussi une opportunité  pour le groupe de rendre hommage au créateur de la proposition, qui est décédé depuis. Un deuxième atelier a été prévu pour novembre – cette fois en impliquant le programme de Sexe Journeys à l’ACSM.

Stacey Love-Jolicoeur qui travaille pour l’ACSM et qui s’identifie comme une femme trans bispirituelle, est maintenant l’une des co-animatrices avec Adam Kelly de PARN et Dianne McKay de PFLAG Canada. Ils ont dirigé la session de groupe d’une durée d’une heure et demie ayant eu lieu dans la prison. Le programme a commencé avec près de 12 détenus et en attire maintenant environ 22. Ils discutent d’une variété de sujets tels que les relations, le sexe plus sécuritaire, la santé mentale et d’autres préoccupations soulevées par les participants. « Certains détenus s’identifient comme des femmes trans et cela leur est très difficile d’être dans un établissement avec seulement des détenus hommes », rapporte Stacey.

Chaque rencontre commence par une lecture des directives régissant un espace sécuritaire afin de donner le ton. Avant tout, les membres du groupe savent que ce qu’ils disent est confidentiel et respecté. Les gens partagent leurs histoires,  regardent des vidéos et participent à des activités qui abordent les problèmes liés aux LGBTQ2E. Chaque session se termine par un bilan (checkout)  où les gens peuvent discuter de ce qui s’est déroulé durant la session. Quelques-uns choisissent de décrire leurs sentiments, questions ou inquiétudes dans un livre qui est toujours disponible.

« Il y a toujours de nouvelles personnes qui viennent et qui se sentent plus à l’aise de révéler leur moi véritable. Et puisque les gens ont cette confiance et cette aisance, ils peuvent commencer à se sentir libres », explique Stacey. « Il s’agit de rendre la vie en prison plus vivable.»

Le succès actuel de ce groupe de l’établissement de Warkworth est le fruit des efforts d’un détenu qui a eu le courage de s’exprimer, du personnel des services de santé et d’un directeur d’établissement qui a su écouter ainsi que de groupes communautaires qui se sont réunis pour offrir leur expertise et leurs ressources.

Pour en savoir plus ce programme, contactez Adam Kelly à adam@parn.ca, Stacey Love-Jolicoeur à slove-jolicoeur@cmhahkpr.ca ou Dianne McKay à ladydi@nexicom.net.

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